J'ai couru sur le viaduc de Millau! 🏃🏼‍♀️

Les poètes le comparent à sept voiliers naviguant sur l'air, au dessus de la vallée du Tarn ou encore à un pont métallique tendu à fleur de ciel, juste au-dessous du firmament.

Il est vrai qu'il est majestueux, ce géant d'acier et de béton aux lignes élégantes: j'ai nommé le Viaduc de Millau! Je ne peux m'empêcher d'admirer cet ouvrage de tous les records et qui dégage quelque chose d'harmonieux et même de mystérieux... 

Le dimanche 13 septembre dernier, Chéri et moi avons eu la chance de participer à une course à pied officielle faisant passer les coureurs sur ce pont extraordinaire. Un aller-retour inoubliable sur cet édifice qui nous fait voyager entre ciel et terre, un moment suspendu entre le domaine des Dieux et celui des Hommes... 

Je vais vous raconter cette folle aventure qui nous a menés, Chéri et moi, jusque dans l'Aveyron pour participer à cet incroyable évènement sportif que je n'oublierai jamais! 

Let's go! 

Viaduc de Millau

Viaduc de Millau

Cette année, Chéri et moi sommes retournés passer nos vacances à Argelès-sur-Mer, dans le magnifique département des Pyrénées-Orientales. L'an dernier, nous y étions également allés pendant quelques jours, après avoir fait un crochet par Narbonne.

Il se trouve que je suis littéralement tombée sous le charme de cette région mêlant mer et montagne. Je décide donc qu'on y retourne pour nos congés d'été cette année. Malheureusement, nous ne pouvons pas participer à cette jolie course festive à Céret à laquelle nous avions pris part l'année dernière, à savoir La Ronde Cérétane. L'organisation a décalé la date de la course d'une semaine et cela correspond à ma reprise du travail. Nous avions couru le 10 kilomètres en 2025 et si on avait pu y participer à nouveau cette année, on aurait tenter le 21 kilomètres, c'est sûr!  

Je réfléchis donc à une autre course à rajouter à notre palmarès qui s'étoffe d'année en année et au mois de février, on s'inscrit à cette compétition à Millau dans l'Aveyron. Cela fait des années que je rêve de la faire, d'autant qu'elle n'a lieu que tous les deux ans, donc elle est plus rare que les autres. L'idée, c'est de passer nos vacances à Argelès et de faire un arrêt de deux jours à Millau sur le chemin du retour pour participer à cette course. 

Du coup, pendant notre séjour dans les Pyrénées Orientales, on fait beaucoup de sport: course à pied, vélo, rando dans les montagnes, histoire de rester actifs et de ne pas débarquer dans l'Aveyron en étant complètement rouillés.  Et c'est dans cette optique là que nous nous inscrivons à une petite compétition de 10 kilomètres à Port Barcarès, une semaine pile avant Millau. Nous allons chercher nos dossards le jour avant au magasin Décathlon Claira à Perpignan. Je ne sais pas comment je vais tenir le lendemain car j'ai la bonne idée de m'enrhumer deux jours auparavant. Alors certes, ce n'est pas une grosse crève, mais elle est suffisamment présente pour me fatiguer un peu...  

La BarcaRun consiste en deux boucles de 5 kilomètres. Au programme, courir le long de la mer puis revenir par un chemin blanc qui nous ramène vers le point de départ. Que de la route ou du chemin ultra facile, pas de dénivelé. Facile... ou pas! Car la chaleur s'invite sur le parcours, et je parle là de très grosse chaleur. Même si le départ est donné à 9 heures du matin, on la sent, elle est là. Elle rôde pendant que l'on court. Je maintiens d'ailleurs un bon rythme jusqu'au 7ème kilomètre et après ça, j'ai tellement chaud que je commence à ralentir petit à petit. En plus, comme je suis enrhumée, j'ai le nez qui coule à grands flots et je dois me moucher pendant le parcours. 

Bref, je termine en 1h01 et Chéri en 44 minutes seulement, mon Champion! Mais lui aussi a un peu bataillé à la fin, même si ce chrono est son PB sur cette distance jusqu'à maintenant. Alors, au vu de nos ressentis sur cette compétition de seulement 10 kilomètres sur du plat, on se demande comment on va appréhender notre course de presque 24 bornes à Millau une semaine après... 

La BarcaRun à Port Barcarès! Sur les photos ci-dessus, vous pouvez remarquer ce paquebot emblématique de la cité balnéaire de Port Barcarès.  Surnommé le "paquebot des sables", c'est un ancien navire de 1931 posé tout droit sur la plage depuis 1967. C'est d'ailleurs le seul paquebot au monde à être ainsi ensablé sur une plage, rien que ça! Construit au Danemark en 1931, il a navigué en Austalie, puis en Méditerranée avant d'être acheté par un promoteur immobilier de Barcarès qui souhaitait un ssymbole fort et représentatif pour la toute nouvelle station balnéaire. Il décide donc d'acheter ce navire désarmé en 1966 pour en faire le "phare" de la ville. Il a servi de Casino, de restaurant, de discothèque avant d'abriter l'Office de Tourisme et un lieu d'expositions culturelles...
La BarcaRun à Port Barcarès! Sur les photos ci-dessus, vous pouvez remarquer ce paquebot emblématique de la cité balnéaire de Port Barcarès.  Surnommé le "paquebot des sables", c'est un ancien navire de 1931 posé tout droit sur la plage depuis 1967. C'est d'ailleurs le seul paquebot au monde à être ainsi ensablé sur une plage, rien que ça! Construit au Danemark en 1931, il a navigué en Austalie, puis en Méditerranée avant d'être acheté par un promoteur immobilier de Barcarès qui souhaitait un ssymbole fort et représentatif pour la toute nouvelle station balnéaire. Il décide donc d'acheter ce navire désarmé en 1966 pour en faire le "phare" de la ville. Il a servi de Casino, de restaurant, de discothèque avant d'abriter l'Office de Tourisme et un lieu d'expositions culturelles...
La BarcaRun à Port Barcarès! Sur les photos ci-dessus, vous pouvez remarquer ce paquebot emblématique de la cité balnéaire de Port Barcarès.  Surnommé le "paquebot des sables", c'est un ancien navire de 1931 posé tout droit sur la plage depuis 1967. C'est d'ailleurs le seul paquebot au monde à être ainsi ensablé sur une plage, rien que ça! Construit au Danemark en 1931, il a navigué en Austalie, puis en Méditerranée avant d'être acheté par un promoteur immobilier de Barcarès qui souhaitait un ssymbole fort et représentatif pour la toute nouvelle station balnéaire. Il décide donc d'acheter ce navire désarmé en 1966 pour en faire le "phare" de la ville. Il a servi de Casino, de restaurant, de discothèque avant d'abriter l'Office de Tourisme et un lieu d'expositions culturelles...
La BarcaRun à Port Barcarès! Sur les photos ci-dessus, vous pouvez remarquer ce paquebot emblématique de la cité balnéaire de Port Barcarès.  Surnommé le "paquebot des sables", c'est un ancien navire de 1931 posé tout droit sur la plage depuis 1967. C'est d'ailleurs le seul paquebot au monde à être ainsi ensablé sur une plage, rien que ça! Construit au Danemark en 1931, il a navigué en Austalie, puis en Méditerranée avant d'être acheté par un promoteur immobilier de Barcarès qui souhaitait un ssymbole fort et représentatif pour la toute nouvelle station balnéaire. Il décide donc d'acheter ce navire désarmé en 1966 pour en faire le "phare" de la ville. Il a servi de Casino, de restaurant, de discothèque avant d'abriter l'Office de Tourisme et un lieu d'expositions culturelles...
La BarcaRun à Port Barcarès! Sur les photos ci-dessus, vous pouvez remarquer ce paquebot emblématique de la cité balnéaire de Port Barcarès.  Surnommé le "paquebot des sables", c'est un ancien navire de 1931 posé tout droit sur la plage depuis 1967. C'est d'ailleurs le seul paquebot au monde à être ainsi ensablé sur une plage, rien que ça! Construit au Danemark en 1931, il a navigué en Austalie, puis en Méditerranée avant d'être acheté par un promoteur immobilier de Barcarès qui souhaitait un ssymbole fort et représentatif pour la toute nouvelle station balnéaire. Il décide donc d'acheter ce navire désarmé en 1966 pour en faire le "phare" de la ville. Il a servi de Casino, de restaurant, de discothèque avant d'abriter l'Office de Tourisme et un lieu d'expositions culturelles...
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La BarcaRun à Port Barcarès! Sur les photos ci-dessus, vous pouvez remarquer ce paquebot emblématique de la cité balnéaire de Port Barcarès.  Surnommé le "paquebot des sables", c'est un ancien navire de 1931 posé tout droit sur la plage depuis 1967. C'est d'ailleurs le seul paquebot au monde à être ainsi ensablé sur une plage, rien que ça! Construit au Danemark en 1931, il a navigué en Austalie, puis en Méditerranée avant d'être acheté par un promoteur immobilier de Barcarès qui souhaitait un ssymbole fort et représentatif pour la toute nouvelle station balnéaire. Il décide donc d'acheter ce navire désarmé en 1966 pour en faire le "phare" de la ville. Il a servi de Casino, de restaurant, de discothèque avant d'abriter l'Office de Tourisme et un lieu d'expositions culturelles...
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La BarcaRun à Port Barcarès! Sur les photos ci-dessus, vous pouvez remarquer ce paquebot emblématique de la cité balnéaire de Port Barcarès. Surnommé le "paquebot des sables", c'est un ancien navire de 1931 posé tout droit sur la plage depuis 1967. C'est d'ailleurs le seul paquebot au monde à être ainsi ensablé sur une plage, rien que ça! Construit au Danemark en 1931, il a navigué en Austalie, puis en Méditerranée avant d'être acheté par un promoteur immobilier de Barcarès qui souhaitait un ssymbole fort et représentatif pour la toute nouvelle station balnéaire. Il décide donc d'acheter ce navire désarmé en 1966 pour en faire le "phare" de la ville. Il a servi de Casino, de restaurant, de discothèque avant d'abriter l'Office de Tourisme et un lieu d'expositions culturelles...

Pour parler de la course de Port Barcarès en elle-même, il faut tout de même mentionner des problèmes d'organisation flagrants. 

1. Chéri a couru avec mon dossard, sans qu'on le sache. En effet, à cause d'un bug au moment de l'inscription sur internet, j'ai utilisé le portable de Chéri pour m'inscrire la première fois et ça a tout mis à son nom. Du coup, j'ai retenté sur mon téléphone pour avoir une inscription à mon nom, et ça a marché. Ce qui fait qu'il est arrivé en troisième féminine avec mon identité. Evidemment, comme je ne suis pas arrivée en troisième position en vrai (loin de là!), nous sommes vite repartis et la troisième place du podium féminin est restée vide (ils ont dû m'appeler longtemps!😅)

2. Ils n'ont pas pensé à ouvrir les toilettes publics à côté du Lydia (le paquebot), ce qui fait que moi et beaucoup d'autres coureurs avons dû attendre un bon moment avant que quelqu'un vienne finalement ouvrir. Conséquence: nous sommes arrivés seulement cinq petites minutes en avance sur la ligne de départ, c'était moins une! 😰

3. C'est le départ le plus triste que j'ai vécu sur une course! Pas de musique, pas d'ambiance, pas même un décompte avant de donner le coup d'envoi de la compétition comme il est d'usage! Il y avait juste un organisateur qui a crié (même pas au micro): "Bon bah c'est bon, vous pouvez y aller!". J'avoue que c'était lunaire (et très amateur!) et plusieurs coureurs ont fait ce constat autour de moi sur les premières centaines de mètres de course! 

Mais malgré tout ça, j'ai quand même bien aimé cette course. Le cadre était sympa, les bénévoles avaient l'air investis, la médaille de finisher est très jolie ainsi que le t-shirt bleu offert...  

Mais passons maintenant au sujet principal de cet article... 

Le samedi suivant, nous quittons Argelès-sur-Mer vers 10h (la mort dans l'âme en ce qui me concerne car j'aime véritablement cette région) et nous nous mettons en route pour l'Aveyron, un autre coin de France que nous avons adoré explorer il y a deux ans pour nos vacances d'été. Nous arrivons à Millau trois heures après et après avoir mangé des pâtes à la carbonara dans un restaurant du centre-ville, nous nous rendons à la salle des fêtes du Parc de la Victoire pour récupérer nos dossards et faire un petit tour pour regarder les stands des exposants... 

Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau

Course Eiffage Viaduc de Millau

Les choses se précisent: le lendemain, je vais courir 23.7 kilomètres pour 390 mètres de dénivelé positif et je n'ai jamais couru une telle distance! 

J'avoue que je suis inquiète et que je n'en mène pas large! Ce qu'il y a de positif, néanmoins, c'est que les températures ont baissé dans la semaine, donc il ne fera pas une chaleur caniculaire le lendemain, bien qu'il fera un grand soleil et que les températures resteront tout de même un peu élevées. La météo sera donc parfaite. 

Après avoir récupéré nos dossards, nous nous promenons encore un peu à Millau et rejoignons plus tard notre hôtel qui ne se trouve pas dans la ville même. Je n'évoquerai pas cet établissement car il n'est pas terrible, malgré le personnel sympathique. Le bâtiment et les chambres sont étroites et vétustes et j'avoue que ça a été une mauvaise surprise à ce niveau-là... Je n'en parlerai pas plus, du coup... 

Le lendemain matin, après nous être préparés et après avoir avalé un petit-déjeuner rapide mangé dans notre chambre (toujours composé de pain, compote, banane et noix), nous partons de bonne heure pour être sûrs d'avoir une place dans l'un des parkings affectés aux participants de la course. C'est chose faite quelques minutes plus tard et nous marchons tranquillement jusqu'au départ. Avant de rejoindre notre sas, nous nous arrêtons un moment sur la place du Mandarous, d'où part le boulevard de L'Ayrolle où se succèdent les différents sas de départ. Sur la place, l'ambiance est conviviale, il y a tellement de coureuses et de coureurs! Le soleil commence à se lever et inonde petit à petit ce centre névralgique de la ville de Millau en cette matinée sportive! Beaucoup de sportifs arborent un t-shirt rouge, ce qui signifie qu'ils sont collaborateurs d'Eiffage, le groupe français spécialisé dans le BTP et qui est à l'origine de la construction de ce viaduc mythique sur lequel nous allons courir quelques heures plus tard... 

Puis nous rejoignons notre sas, le troisième et avant-dernier. Nous arrivons parmi les premiers et il se remplit peu à peu. On aperçoit l'arche de départ, là-bas, au bout du boulevard. Le speaker, qui se trouve sur une estrade à côté de l'arche, commence à ambiancer la foule des participants. On l'entend grâce à des haut-parleurs disposés tout le long de la rue. Une coach de fitness est même là pour nous faire faire des échauffements avant le grand départ.  Le sas élite et les deux premiers sas partent à 5 minutes d'intervalle, puis arrive notre tour. Notre sas avance jusqu'à l'arche. A ce moment-là, je suis heureuse d'être là mais j'appréhende également beaucoup car je n'ai jamais couru cette distance... L'ambiance est top, la musique à fond et la coach sportive, du haut de son estrade, nous montre des mouvements pour nous échauffer (que je ne suis pas car je suis trop concentrée 😅).

Et enfin, au bout d'une attente qui me semble interminable, le coup d'envoi est donné et nous nous élançons! C'est parti pour cette course qui m'a fait rêver pendant des mois! 

Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau

Course Eiffage Viaduc de Millau

Les cinq premiers kilomètres sont très roulants et faciles. Je me sens bien et les jambes répondent positivement. Je me dis que je pourrais facilement courir très longtemps comme ça, mais je sais que la première grosse difficulté arrive très bientôt. 

On voit le viaduc se rapprocher petit à petit, dire qu'il va falloir y monter! 😱

Et cette montée tant redoutée arrive enfin. Au programme, 2.17 kilomètres de montée à environ 10% pour atteindre l'aire du viaduc, c'est raide! J'essaie de trottiner à certains moments, mais c'est impossible avec tous ces coureurs qui m'entourent et qui marchent! Du coup, je suis parfois obligée de marcher avec eux alors que j'aimerais accélérer un peu... Mais bon, il ne faut pas se leurrer: c'est dur et j'ai plus envie de ralentir un peu plutôt que d'aller vite! En plus, je me dis qu'il ne faut pas que je me crame trop car il reste beaucoup, beaucoup de kilomètres! 

La petite route monte en lacets sous le tablier du viaduc, entre les "jambes" de ce géant d'acier et de béton qui nous nargue depuis le début de la course. Je suis en admiration devant cet ouvrage et je ne peux m'empêcher de le prendre en photo sous tous les angles. Il est d'ailleurs plus grandiose et impressionnant, vu de dessous! 

Et enfin, je déboule sur l'aire autoroutière du viaduc, où nous attend le premier ravitaillement de la compétition. Au son d'un groupe de musique, des bénévoles s'activent pour nous fournir de l'eau, des fruits, des noix, du fromage, etc... L'ambiance est animée et je suis tellement contente d'être là! Je bois un peu, j'avale un morceau de banane et un abricot sec. Puis, je repars car la section la plus grandiose de la course m'attend! 

Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau

Course Eiffage Viaduc de Millau

Après avoir couru sur la bretelle de sortie de cette aire d'autoroute, nous débouchons finalement sur la A 75, ça y est! 

Pour la petite histoire, cette course est la seule en France qui fait passer ses participants sur une autoroute et il faut d'ailleurs une autorisation ministérielle pour couper la circulation le temps de la compétition! Encore une raison pour que je me sente privilégiée d'y participer, d'autant qu'elle n'a lieu que tous les deux ans! 

Je vois les sept piles en béton au loin, qui se rapprochent petit à petit et je suis saisie par l'émotion. Il y a trois ans, je me faisais dépister de lésions pré-cancéreuses du col de l'utérus et me faisait opérer en urgence pour éviter qu'elles ne se transforment en véritable cancer. A ce moment-là, je m'étais promis de toujours aller plus loin et de ne jamais rien lâcher au niveau sportif. Je ne me doutais pas que mon aventure m'amènerait un jour sur cet ouvrage incroyable inauguré en décembre 2004 par le président Jacques Chirac. 

C'est pour cela que je suis souvent émue pendant mes courses officielles: car je me rends compte à quel point la santé peut être fragile et qu'il faut donc profiter de chaque instant et de chaque opportunité qui nous est donnée pour nous bâtir de beaux et magnifiques souvenirs...  C'est une chance de pouvoir faire du sport car beaucoup ne le peuvent pas ou plus (et j'en sais quelque chose car je le vois chaque jour dans le cadre de mon métier d'auxiliaire de vie, avec mes bénéficiaires en situation de handicap)... 🙏

Après une pause à l'entrée du viaduc pour prendre le panneau en photo, j'attaque l'aller sur ce pont autoroutier. Et ce n'est pas une mince affaire car cette portion n'est pas plate: il s'agit d'un faux-plat montant à 3%, et je peux vous dire que c'est traître! Bref, cet aller est très long, surtout après la montée de la mort qui tue qu'on a eue juste avant le premier ravito. Mes jambes sont flinguées, elles n'en peuvent plus et j'alterne marche et course tout du long de ces 2.5 kilomètres. Il faut passer ces sept piliers et je n'en vois pas le bout! 😩

MAIS, le demi-tour arrive enfin, et on replonge de l'autre côté, sur un faux-plat descendant, du coup! La moitié de la course est enfin arrivée et, à part une bonne dernière montée après le deuxième ravito, ce n'est plus que de la descente vers Millau et l'arrivée. Autant dire que je fonce sur cette portion de la compétition. Mes jambes sont fatiguées mais je veux rattraper un peu le temps perdu. Je ne m'arrête plus, sauf pour demander à un bénévole de me prendre en photo alors que je prends la pose... 😎

Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau

Course Eiffage Viaduc de Millau

Le deuxième ravitaillement se trouve sur la même aire de repos du viaduc, au retour. Je m'y arrête un peu moins longtemps qu'au premier et je reprends vite la course car je sais qu'une dernière difficulté m'attend: une bonne montée sur environ 600 mètres! Autant vous dire que je marche, oups! 😅

Puis, après ça, c'est une descente continue jusqu'à Millau et je ne m'arrête quasiment plus de courir. On passe sur un chemin blanc pendant un certain temps et un véhicule de la Sécurité Civile me dépasse à un moment donné. Je le rattrape un peu plus loin, au 20ème kilomètre, alors que les agents embarquent un coureur sur une civière. Il est vrai qu'il fait chaud, mais on a été à bonne école le dimanche précédent à Port Barcarès, où la chaleur était beaucoup plus forte et insupportable. Du coup, je n'ai pas tant chaud que ça... 

Puis l'on traverse, toujours en descente, une zone pavillonnaire. Un habitant nous arrose d'eau avec un tuyau au passage, c'est très appréciable. Je ne prends pas le temps de prendre des photos sur cette portion de la course, trop occupée à dévaler la route. Il me tarde d'arriver. On arrive dans le centre de Millau, replat puis arrivée un peu plus loin au parc de la Victoire.  

Au final, Chéri a terminé la course en 1h56 (il est arrivé 687ème sur 7804 participants, mon Champion!) et moi en 3h02 (je suis arrivée 6528ème sur 7804 participants). Bon, on ne va pas se mentir, je suis plutôt dans le bas du classement, hein! Mais j'avoue que j'ai vraiment fait l'imbécile sur le parcours en prenant de nombreuses photos ou vidéos et je me suis bien arrêtée aux ravitaillements. Bref, j'aurais facilement pu gagner au moins 5 minutes si je ne m'étais pas autant arrêtée je pense. Mais j'avais envie de profiter de tout: de l'ambiance, du paysage, de cette immense chance de pouvoir courir sur ce magnifique viaduc... 

Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau
Course Eiffage Viaduc de Millau

Course Eiffage Viaduc de Millau

En conclusion, je peux dire que cette course est la plus belle et la plus grandiose de toutes celles auxquelles j'ai participé jusqu'à maintenant! 

Tout était parfait: l'organisation, l'ambiance, les bénévoles au top, le parcours, les paysages, etc... Je n'ai absolument rien à redire et je souhaite par la présente remercier l'organisation de cette compétition sportive de toute beauté. Vous avez assuré, bravo à vous! Grâce à vous, je suis rentrée chez moi avec de magnifiques souvenirs dans la tête et l'envie de revenir dans deux ans! 

Merci! 

Après la course, nous avons repris la voiture pour rentrer à l'hôtel pour nous doucher et nous reposer. Après une bonne sieste, nous sommes revenus en ville le soir pour nous faire un bon restaurant. Notre choix s'est porté sur "Côté Marché" et son menu du terroir.

Au programme, et après un délicieux Virgin Mojito (et oui, je ne bois toujours pas d'alcool!), une salade du terroir avec des farçous et du roquefort en entrée. Mais qu'est-ce qu'un farçou, me direz-vous! Il s'agit d'un joyau de la cuisine paysanne aveyronnaise originaire de la région du Rouergue, où nous avons d'ailleurs passé nos vacances il y a deux ans. Il s'agit d'une galette farcie aux blettes, oignons, ail et herbes, symbole de la cuisine simple et authentique de la région. Miam! 

En plat principal, l'incontournable aligot/saucisse paysanne, of course! Il s'agit d'une purée de pommes de terre à laquelle sont mélangés de la crème, du beurre et de la tomme fraîche de la région.  C'est un pur régal! 😋

Et enfin, en dessert, une flaune, autre monument culinaire de l'Aveyron.  Il s'agit d'une pâtisserie à mi-chemin entre le cheesecake et le flan et fait à base d'un fond de tarte de pâte brisée garnie d'un mélange d'œufs, de "recuècha" écrasée à la fourchette (« recuite » en français, fromage de lactosérum de brebis de l'Aveyron méridional comparable au brocciu de la Corse mais en plus maigre), de sucre et de fleur d'oranger.

Bref, un délicieux repas pour récupérer de notre compétition sportive! 

Restaurant Côté Marché
Restaurant Côté Marché
Restaurant Côté Marché
Restaurant Côté Marché
Restaurant Côté Marché
Restaurant Côté Marché
Restaurant Côté Marché

Restaurant Côté Marché

Le lendemain, nous sommes revenus chez nous dans la Loire après cette pause aveyronnaise sur le chemin du retour de nos vacances. Notre séjour de 10 jours dans le sud était officiellement terminé, c'est passé tellement vite! 

Chéri et moi avons adoré participer à cette course et on parle même d'y revenir dans deux ans! C'est encore un peu loin pour affirmer qu'on reviendra, bien sûr, mais ça reste dans un coin de notre tête... 

A très bientôt pour d'autres aventures sportives et Outdoor! 

J'ai couru sur le viaduc de Millau! 🏃🏼‍♀️
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